Trésorerie : les Vignerons Indépendants poursuivent leur mobilisation pour une année blanche bancaire

Face aux difficultés économiques que rencontrent de nombreuses exploitations viticoles, les Vignerons Indépendants de France poursuivent leur mobilisation pour obtenir la mise en place d’une année blanche bancaire.

Une mesure que notre réseau défend depuis plusieurs mois et qui pourrait apporter un véritable bol d’air aux domaines dont la trésorerie est aujourd’hui fragilisée par la succession des aléas climatiques, la hausse des charges et les difficultés de commercialisation.

La proposition défendue par le réseau

Concrètement, en quoi consisterait cette année blanche ?

Le principe défendu est de permettre aux exploitations de reporter d’un an leurs échéances de remboursement bancaire, en les décalant à la fin de leur tableau d’amortissement.

Les intérêts supplémentaires générés par ce report seraient pris en charge par l’État, afin de ne pas alourdir davantage les charges financières des domaines.

L’objectif n’est donc pas de supprimer les dettes, mais de redonner immédiatement des marges de trésorerie aux exploitations, sans les contraindre à souscrire de nouveaux emprunts.

Des échanges engagés avec les banques et le Gouvernement

Le 21 octobre dernier, Jean-Marie Fabre, président des Vignerons Indépendants de France, accompagné de Ludovic Walbaum et Thierry Vaute, a rencontré le directeur agricole du Crédit Agricole afin d’approfondir les modalités de mise en œuvre de cette mesure.

Le Crédit Agricole s’est montré disposé à poursuivre les discussions.

En parallèle, de nouveaux échanges ont eu lieu les 21 et 22 octobre avec Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, et son directeur de cabinet, Thibault Lanxade.

Ces rencontres s’inscrivent dans le travail syndical mené depuis plusieurs semaines pour faire reconnaître les difficultés de trésorerie rencontrées par nos exploitations et obtenir des réponses adaptées à leur situation.

Une mesure particulièrement attendue par nos domaines

Pour nos Vignerons Indépendants des Bouches-du-Rhône, cette demande prend tout son sens.

Entre des récoltes parfois amputées par les épisodes climatiques, des charges qui continuent de progresser et des marchés qui restent difficiles, certaines exploitations doivent aujourd’hui faire face à des tensions financières importantes.

Reporter temporairement les échéances bancaires pourrait permettre de préserver la trésorerie nécessaire au fonctionnement quotidien des domaines et à la préparation des prochaines campagnes.

La Fédération reste pleinement mobilisée aux côtés de la Confédération pour suivre l’avancée des discussions et vous informer dès que des modalités concrètes seront connues.

Notre priorité reste la même : permettre à nos exploitations de traverser les difficultés actuelles tout en conservant les moyens de poursuivre leur activité et de préparer l’avenir.

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