Face au manque d’eau et aux épisodes de fortes chaleurs, la vigne ralentit sa croissance. Dans les Bouches-du-Rhône, les vignerons renforcent leur capacité d’adaptation en s’appuyant notamment sur une irrigation maîtrisée et en étudiant de nouveaux cépages.
Une vigne qui se met en attente
Interrogé par La Provence, Fabrice Joyeuse, président de la Fédération des Vignerons Indépendants des Bouches-du-Rhône et viticulteur au Domaine de Belambrée à Puyricard, explique que le manque d’eau associé aux fortes chaleurs entraîne un ralentissement de la croissance. La vigne limite alors son développement dans l’attente de températures plus favorables et du retour de l’humidité.
Le goutte-à-goutte, un outil d’adaptation
Pour accompagner la plante durant les périodes les plus difficiles, de nombreux viticulteurs s’équipent de systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte. Cette solution permet d’apporter l’eau directement au pied des ceps et de mieux maîtriser son utilisation. Elle représente toutefois un investissement et demande une surveillance régulière des installations.
Le territoire bénéficie également d’une histoire et d’infrastructures hydrauliques particulières, dont le Canal de Provence. Cet accès à l’eau reste un atout précieux, qui doit s’accompagner de pratiques économes et raisonnées.
Préparer le vignoble de demain
Au-delà de l’irrigation, l’introduction de nouveaux cépages fait partie des pistes étudiées pour répondre à l’évolution du climat. L’objectif est de préserver la vitalité des vignobles, la qualité des vins et l’identité des terroirs provençaux, tout en préparant les exploitations à des saisons plus chaudes et plus sèches.
Cette adaptation se construit dans la durée : observation de la vigne, évolution des pratiques, investissements et partage d’expériences entre professionnels sont autant de leviers pour renforcer la résilience de la viticulture départementale.
Source : La Provence, article d’Enora Seguillon publié le 4 août 2026 et mis à jour le 5 août 2026. Photographie : Denis Thaust / La Provence.
