Des situations contrastées, de belles promesses de qualité et une ambition collective pour faire découvrir nos vins.
Alors que les vendanges 2026 s’achèvent dans les Bouches-du-Rhône, les premiers retours de nos Vignerons Indépendants dessinent un millésime très contrasté selon les secteurs, mais avec de belles satisfactions, notamment sur la qualité des raisins.
Cette année, les premiers coups de sécateur sont arrivés particulièrement tôt. Pour les secteurs les plus précoces, les vendanges ont débuté dès le 10 août, avec parfois une à deux semaines d’avance. Dans certaines exploitations, il a ensuite fallu interrompre la récolte et patienter quelques jours supplémentaires pour atteindre les maturités recherchées.
Des situations très différentes d’un secteur à l’autre
Dans les Alpilles, notamment, les pluies de juillet et d’août ont été bénéfiques. Plusieurs de nos adhérents nous ont fait part de rendements stables, voire en hausse, accompagnés de premières appréciations très encourageantes sur la qualité du millésime.
Mais tous nos domaines n’ont malheureusement pas connu la même situation.
Dans les secteurs davantage touchés par la sécheresse et les fortes chaleurs, les conséquences ont parfois été importantes : baies flétries, brûlures, pertes de jus et diminution des rendements.
Les premiers témoignages recueillis par la Fédération faisaient ainsi apparaître des pertes comprises entre 10 et 40 % selon les exploitations et les couleurs. Ces données restent propres aux domaines concernés et ne peuvent naturellement pas être généralisées à l’ensemble des Bouches-du-Rhône.
Une qualité qui donne envie de défendre ce millésime
Malgré ces écarts de rendement, un point revient régulièrement dans les premiers retours : la qualité est au rendez-vous dans de nombreux domaines.
C’est une donnée importante dans un contexte national où la récolte 2026 reste particulièrement faible.
Nos premières observations dans le département montrent donc une nouvelle fois combien il est difficile de résumer une vendange à un seul chiffre : derrière une moyenne se cachent des situations parfois totalement différentes à quelques kilomètres de distance.
La Fédération poursuit son travail auprès des pouvoirs publics
Depuis le début des vendanges, nous continuons à recueillir vos témoignages et vos données de récolte afin de documenter précisément les difficultés rencontrées sur notre territoire.
Ces éléments nous permettent de porter la réalité de nos exploitations auprès des services de l’État et d’appuyer notre travail syndical en faveur des domaines touchés.
Si vous avez subi des pertes importantes et que vous ne nous les avez pas encore signalées, n’hésitez pas à revenir vers la Fédération.
Après les vendanges, un autre défi commence
Produire un beau millésime est essentiel. Le vendre l’est tout autant.
Des stocks sont encore présents dans certaines caves et le contexte de consommation reste difficile. Après la récolte vient donc désormais le temps de la commercialisation : faire connaître nos vins, rencontrer de nouveaux consommateurs, développer nos débouchés et continuer à créer de la valeur autour de nos domaines.
C’est également sur ce terrain que la Fédération souhaite poursuivre son travail dans les prochains mois, à travers la promotion de nos Vignerons Indépendants, l’œnotourisme, le développement de nouveaux partenariats et la recherche de nouveaux marchés.
Nous avons un millésime à défendre, des vins à faire découvrir et surtout des femmes et des hommes à mettre en lumière.
Comme nous l’écrivions au début des vendanges : nous croyons à la qualité de nos vins et à la force de la rencontre entre un vigneron et celui qui choisit sa bouteille.
