Registre phytosanitaire : le numérique devient obligatoire en 2027

Traçabilité · Registre phytosanitaire

Préparez dès 2026 le passage au registre électronique structuré, obligatoire à partir de 2027.

À compter du 1er janvier 2027, les utilisations de produits phytopharmaceutiques devront figurer dans un registre au format électronique lisible par machine. Pour les domaines viticoles, préparer cette transition dès 2026 permettra de fiabiliser les enregistrements et de prendre en main les outils disponibles.

Une obligation de format, avec un calendrier de conversion

L’obligation de tracer les traitements existe déjà : chaque utilisation doit être enregistrée sans délai. À partir de 2027, les données devront aussi être disponibles dans un format numérique structuré, permettant à un logiciel de les identifier et de les extraire. Une photographie du cahier papier ne répond pas à cette définition.

Une période transitoire est prévue : pour les utilisations réalisées en 2027, la conversion au format électronique doit intervenir au plus tard le 31 janvier 2028. Ce délai de conversion ne dispense pas de consigner les interventions au moment où elles sont réalisées. Le registre doit être conservé pendant cinq ans.

Organiser la traçabilité dès la campagne 2026

Pour chaque domaine, la préparation consiste à vérifier la qualité des informations enregistrées : parcelles concernées, dates, produits utilisés, doses et surfaces traitées, ainsi que les autres mentions requises selon les interventions. Les exigences de contenu ont déjà évolué depuis le 1er janvier 2026 ; il convient donc de vérifier que le support actuel les intègre.

Dès cette année, il est utile de mettre à jour le parcellaire, de désigner la personne chargée des saisies et de prévoir la remontée des informations lorsque les traitements sont effectués par un salarié ou un prestataire. Tester l’outil sur les interventions de 2026 permet de repérer les données manquantes et d’installer une méthode de travail régulière avant 2027.

MesParcelles, une solution pour accompagner cette évolution

Développé par le réseau des Chambres d’agriculture, MesParcelles est un outil de gestion parcellaire et de traçabilité adapté notamment à la viticulture. Il permet de centraliser les interventions, de suivre les traitements et de bénéficier de contrôles lors des saisies.

Dans son actualité de juillet 2026, le réseau PACA présente des champs et des alertes adaptés aux nouvelles exigences du registre. L’édition du registre évolue également, avec une version électronique annoncée avant l’entrée en vigueur de l’obligation. Les domaines intéressés peuvent se rapprocher de leur Chambre d’agriculture pour étudier l’abonnement et l’accompagnement à la prise en main.

Sources et documents utiles

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